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Retrouveztout le casting du film Tous les chemins mènent à Rome réalisé par Jean Boyer avec Micheline Presle, Gérard Philipe, Marcelle Arnold
Tousles chemins mènent à Rome : Maggie reist mit Tochter Summer nach Italien. Dort trifft Maggie Luca wieder. Plötzlich ist Summer mit Lucas alter Mutter und seinem Auto auf der Flucht.
Tentantde se rapprocher de sa fille adolescente et rebelle, Summer, elle décide de s'embarquer pour un voyage dans un village en Toscane qu'elle fréquentait dans sa jeunesse. À son arrivée,
SarahJessica Parker (Sex & the City) s'embarque dans un voyage à Rome avec sa fille et son ex ! Les plus belles Romances ICI Ab
Tousles chemins mènent à Rome (Idiom, French) — 23 translations (Arabic, Armenian, Chinese, Croatian, Danish, Dutch, English, Estonian, German, Greek, Hungarian
nonton the princess diaries 2 sub indo. Articles et vidéosDiffusionsAnnée de production 2022Genre Emission religieuse - Cérémonie religieuse Durée 60 min. Articles et vidéos sur À Rome 5Sarah Jessica Parker Le 13/09/2017 à 14h15 PHOTOS - Que devient la comédienne et productrice Sarah Jessica Parker, star de la série Sex and...5Cinéma Le 13/03/2017 à 18h00 PHOTOS —Dans le film-catastrophe 2012, diffusé ce 13 mars 2017 sur TMC, le réalisateur...7People Le 12/06/2016 à 11h38 Dimanche 12 juin sur W9, les fans de Sara Jessica Parker la retrouveront dans le film Tous les... Diffusions de À Rome Dimanche 04 Septembre à 10h30
BRINDISI Pendant la Première Guerre mondiale, elle fut le centre des opérations militaires italiennes dans l'Adriatique. Après la chute de Mussolini 25 juillet 1943, elle devint le siège du gouvernement italien de Pietro Badoglio, qui désengagea son pays du conflit 3 septembre 1943. Parmi d'autres vestiges de l'époque romaine, une colonne marque la fin de la voie Appienne. […] Lire la suiteLe média de la recherche guerre mondiale 1939-1945 - opérations militaires - baltique mer » FRONTIÈREÉcrit par Guillaume LACQUEMENT • 6 351 mots • 6 médias Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les tensions internationales restent fortes. Le tracé contemporain des frontières de la Pologne a été imposé par Staline, qui s’est montré intraitable pour garantir les frontières occidentales de l’URSS en exigeant le déplacement vers l’ouest des frontières polonaises, l’établissement de la frontière germano-polonaise sur la ligne Oder-Neisse et le rattachement du port de Szczecin – pourtant situé à l’ouest de l’embouchure de l’Oder – à la Pologne. […] Lire la suiteSHOAHÉcrit par Philippe BURRIN • 5 912 mots • 4 médias On ne peut soutenir pour autant que cette décision fut improvisée, qu'elle n'aurait été qu'une réaction impulsive à un échec qui se profilait. Hitler avait annoncé, en effet, qu'il s'en prendrait aux juifs sous certaines conditions. Le 30 janvier 1939, il avait déclaré devant le Reichstag que, si une nouvelle guerre mondiale venait à éclater, la conséquence en serait l'anéantissement de la race juive en Europe. […] Lire la suitePOLDERÉcrit par André GAMBLIN • 2 340 mots • 1 média Les autres pays européens font souvent appel aux Néerlandais, qui poldérisent les rivages de la mer du Nord et de la Baltique, en Allemagne, au Danemark, en Russie. En Angleterre, dans l'est du pays, les Fens ont une longue histoire et ne furent asséchés qu'au milieu du xviie siècle. De la même manière, en France, une lutte fut menée pour la conquête du Marais de Dol, du Marais breton, du Marais de Luçon ; le Marais-Vernier ne fut aménagé qu'en 1947 et le Marais poitevin de 1961 à 1963 ; dans le Nord, les Moëres, asséchées par Cobergher en 1617, furent aussitôt réinondées pour des raisons militaires et asséchées à nouveau seulement en 1826. […] Lire la HistoireÉcrit par Nicolas WERTH • 22 741 mots • 55 médias De la guerre impérialiste à la guerre civile La conclusion de la paix est une priorité pour les bolcheviks. Sans paix, c'est l'avenir même de la révolution russe et de la révolution mondiale qui est menacé. Un armistice est conclu le 15 décembre 1917 avec les Puissances centrales, mais le traité de Brest-Litovsk n'est signé que le 3 mars 1918, à la suite de tractations dramatiques pour des dirigeants bolcheviques profondément divisés sur la tactique à mener face aux exigences croissantes des Empires centraux. […] Lire la suiteBRAUN WERNHER VON 1912-1977Écrit par Hubert CURIEN • 1 859 mots • 5 médias Peenemünde Le succès de ses travaux justifie l'augmentation des moyens en avril 1937, il s'installe à Peenemünde, dans une presqu'île de la mer Baltique, avec quatre-vingts collaborateurs. Il y construit la fusée A3, qui vole en 1939 ; A est l'initiale d'Aggregat, qui signifie ensemble mécanique. Cet engin de 7,6 mètres de hauteur, d'un diamètre maximal de 0,76 mètres et d'une masse au décollage de 740 kilogrammes emporte une charge utile instrumentale, récupérable par parachute ; mais c'est un missile capable de transporter une bombe d'une tonne jusqu'à une distance de 300 kilomètres que l'autorité militaire allemande attend de l'équipe. […] Lire la suiteLONDRES JEUX OLYMPIQUES DE [1948] Contexte, organisation, bilanÉcrit par Pierre LAGRUE • 2 750 mots À cette occasion, il a confié les Jeux d'hiver de 1944 à Cortina d'Ampezzo et les Jeux d'été à Londres, par vingt voix, contre onze à Rome, deux à Detroit et une à Lausanne... Mais la folie meurtrière s'abat sur le monde les Jeux de la XIIIe olympiade n'auront pas lieu. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les choses olympiques n'ont bien sûr que peu d'importance. […] Lire la suiteALLEMAGNE Géographie Géographie économique et régionaleÉcrit par Guillaume LACQUEMENT • 12 044 mots • 9 médias À la fin de la Première Guerre mondiale, il doit néanmoins céder le septième de son territoire au bénéfice de la France Alsace-Lorraine, de la Belgique Eupen et Malmédy, du Danemark Schleswig du Nord et de la Pologne Posnanie, tandis que le pays est coupé en deux par le corridor de Dantzig », l'accès à la mer de la Pologne ressuscitée. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale sont plus importantes encore. […] Lire la suiteNATIONS UNIESÉcrit par Jacques FOMERAND, Cecelia M. LYNCH, Karen MINGST • 16 708 mots • 2 médiasFondée le 24 octobre 1945, l'Organisation des Nations unies ONU est, dans l'histoire du xxe siècle, le second organisme international à compétences multiples doté d'une vocation mondiale en ce qui concerne tant ses missions que sa composition. Elle succède à la Société des Nations SDN, créée par le traité de Versailles en 1919 et dissoute lors de la première assemblée générale de l'ONU le 10 janvier 1946. […] Lire la suiteCOLOGNEÉcrit par Hélène ROTH • 1 459 mots • 3 médias La population décuple entre 1815 52 000 habitants et 1910 500 000, grâce aux apports naturel et migratoire et à l’annexion des faubourgs des deux rives du Rhin, dans lesquels vit la population ouvrière. À l’époque wilhelmienne, l’enceinte médiévale fait place à un boulevard conçu à l’image des grands boulevards parisiens et du Ring viennois. Après la Première Guerre mondiale, durant laquelle la ville est une plaque tournante de l’approvisionnement du front occidental, Cologne devient un des théâtres de la révolution de novembre 1918, qui fait chuter l’Empire. […] Lire la suiteFINLANDEÉcrit par Régis BOYER, Maurice CARREZ, Lucien MUSSET, Yvette VEYRET-MEKDJIAN • 22 524 mots • 14 médias À partir de la Seconde Guerre mondiale, de société agraire, la Finlande est devenue un pays fortement urbanisé et industrialisé à cause de la nécessité où elle était de devoir payer en nature de lourdes réparations de guerre à l' L'économie finlandaise En un siècle, l'économie finlandaise a profondément évolué. Ce pays à dominante agraire au début du xxe siècle est doté aujourd'hui d'une industrie moderne et d'un secteur tertiaire en expansion. […] Lire la suiteHITLER ADOLF 1889-1945Écrit par Philippe BURRIN • 4 770 mots • 7 médias Lorsqu'il procéda au démembrement de la Tchécoslovaquie, en mars 1939, puis menaça la Pologne, le Royaume-Uni et la France n'avaient d'autre choix que de résister par les armes. Rarement une guerre européenne avait été due aussi nettement à la politique d'une seule puissance et d'un seul homme. Le chef de guerre Le déclenchement du conflit fut accueilli avec morosité par la population allemande. […] Lire la suiteSAKHALINE ÎLE DEÉcrit par Charles URJEWICZ • 792 mots A. Khvostov et G. D. Davydov amenèrent le premier groupe de colons russes. C'est seulement au cours des années 1849-1855 que le savant G. I. Nevelski put affirmer que Sakhaline était vraiment une île ; de nombreux postes militaires furent créés. Puis, au cours des années suivantes, la Société géographique russe ordonna l'étude systématique de l'île. […] Lire la suiteCASPIENNE, géopolitiqueÉcrit par Garik GALSTYAN • 7 458 mots Deux autres projets russes, South Stream Russie-Europe du Sud via la mer Noire et Nord Stream Russie-Allemagne via la mer Baltique, ont pour objectif de concurrencer le projet européen Nabucco qui doit relier les pays caspiens producteurs de gaz à l'Autriche d'ici à 2014 en réduisant ainsi la dépendance de l'UE vis-à-vis du gaz russe. La nouvelle Route de la soie un programme transcontinental ambitieux La région caspienne a toujours été un carrefour d'échanges entre Orient et Occident. […] Lire la suiteTITO JOSIP BROZ dit 1892-1980Écrit par Marie-Paule CANAPA • 2 949 mots • 1 média Il a été l'artisan de la lutte contre l'occupant pendant la Seconde Guerre mondiale et, par là, de la révolution yougoslave. Personnalité déterminante du et de la Yougoslavie depuis 1945, il a su résister à Staline en 1948 et il a affirmé une voie indépendante vers le socialisme avec l'autogestion sur le plan intérieur, l'indépendance et le non-alignement sur le plan extérieur. […] Lire la suiteARABISMEÉcrit par Maxime RODINSON, Universalis • 5 530 mots • 6 médias Dans le conflit qui éclate en 1939, l'opinion arabe est attentiste, plutôt sympathique à l'Axe par hostilité envers la Grande-Bretagne et la France. Pour la regagner, les Britanniques donnent un coup de frein à l'immigration juive en Palestine Livre blanc, mai 1939, déclarent leur sympathie pour l'unité arabe déclaration Eden, 29 mai 1941, aident les États du Levant contre la France indépendance totale du Liban en 1943, de la Syrie en 1945. […] Lire la suiteGAULLE CHARLES DE 1890-1970Écrit par Jean LACOUTURE • 7 663 mots • 18 médias Le 3 septembre 1939, il se retrouve commandant des unités de chars de la ve armée, en Alsace. C'est de là qu'en janvier 1940 il adresse à 80 personnalités civiles et militaires un mémorandum intitulé L'Avènement de la force mécanique qui est, en pleine guerre, un réquisitoire véhément dressé par un simple colonel contre la stratégie définie par le grand état-major. […] Lire la Organisation internationale du travailÉcrit par Victor-Yves GHEBALI • 3 394 mots favorisa d'emblée un processus croissant d'autonomie par rapport à la Ainsi, l'Organisation admit en son sein des pays n'appartenant pas à la États-Unis tout en conservant la plupart de ceux qui s'en retiraient. En 1939, la vitalité de l' contrastait singulièrement avec la décadence de la Cette vitalité fut confirmée pendant la Seconde Guerre mondiale. […] Lire la suiteATLANTIQUE HISTOIRE DE L'OCÉANÉcrit par Jacques GODECHOT, Clément THIBAUD • 13 670 mots • 12 médiasOn rencontre, dès l'Antiquité, le mot Atlantique » pour désigner le grand océan qui se trouve à l'ouest de l'Europe. Selon Hérodote, ce nom lui viendrait du peuple des Atlantes, qui habitait le Maroc. La dénomination disparut au Moyen Âge. On lui préféra alors celle de mer Occidentale » ou quelquefois de mer du Nord ». Mais le géographe Mercator fit revivre le mot Atlantique » en le plaçant sur sa célèbre mappemonde, en 1569, et ce terme se substitua dès lors, peu à peu, à celui de mer Océane » des vieux cartographes français. […] Lire la suiteHONOLULUÉcrit par Christian HUETZ DE LEMPS • 921 mots • 1 média Le centre-ville, à l'est du port, comprend à la fois le quartier des affaires avec les buildings, sièges des grandes entreprises et des banques, et, à l'est, le quartier du gouvernement et de l'administration. À l'ouest, tout autour de la ria de Pearl Harbor, c'est le secteur où dominent les activités et les résidences militaires, tandis que plus à l'ouest encore, à l'extrémité sud-ouest de l'île, se développait une grande zone industrielle raffineries de pétrole. […] Lire la suiteFUKUOKAÉcrit par Raphaël LANGUILLON-AUSSEL • 1 102 mots • 1 média La plus célèbre est celle, avortée, de Kubilai Khan, dont l'armée a été défaite en 1281 par un typhon, surnommé kamikaze, littéralement vent divin », terme repris plus tard pour qualifier les pilotes suicidaires japonais durant la Seconde Guerre mondiale. De nos jours, la ville héberge des installations militaires américaines dans quelques lieux clés, comme l'aéroport. […] Lire la suitePACIFIQUE HISTOIRE DE L'OCÉANÉcrit par Christian HUETZ DE LEMPS • 7 286 mots • 20 médias L'affirmation du Pacifique comme centre économique et géopolitique Le Pacifique des lendemains de la Seconde Guerre mondiale ne resta pas bien longtemps une zone incontestée d'influence américaine, car l' puis la Chine à partir de 1949 encouragèrent le développement de conflits régionaux guerre de Corée, 1950-1953 ; insurrections communistes aux Philippines ; guerre d'Indochine puis du Vietnam, 1945-1975. […] Lire la suiteHELSINKI JEUX OLYMPIQUES D' [1952] Contexte, organisation, bilanÉcrit par Pierre LAGRUE • 2 724 mots Mais toutes les délégations ne résident pas à Käpylä. En effet, l' participe pour la première fois aux Jeux, et le gouvernement soviétique demande que ses athlètes ne côtoient pas leurs homologues occidentaux. Pour éviter tout problème en cette époque marquée par la guerre froide, le comité d'organisation répond favorablement à cette requête les sportifs des démocraties populaires d'Europe de l'Est sont installés dans la cité universitaire d'Otaniemi, construite en 1949 à 10 kilomètres d'Helsinki, sur les bords de la mer Baltique. […] Lire la suiteBELGIQUE HistoireÉcrit par Guido PEETERS • 20 701 mots • 16 médias C'est ainsi que la guerre contre le duc d'Albe se mua en véritable guerre civile. Dans leur offensive de grande envergure menée contre la Hollande sur terre et sur mer 1572-1574, les armées du duc d'Albe ne récoltèrent guère de succès. Le duc de Fer démissionna en décembre 1573 et rentra en Espagne. Son successeur, Don Luis Requesens, comptait sur la souplesse pour parvenir à la paix, mais continua néanmoins les opérations militaires 1574-1576, sans grand succès. […] Lire la suiteSURINAMEÉcrit par Oruno D. LARA, Universalis • 6 006 mots • 2 médias of America commença en 1916 l'exploitation de la bauxite à Moengo et la compagnie néerlandaise N. V. Billiton Maatschappij entreprit l'exploitation de ce minerai en 1939-1941 à Moengo, Lelydorp et Onverdacht. Les années de guerre furent mises à profit par le Staten pour développer un mouvement d'autonomie qui ne passa pas inaperçu. Le 7 décembre 1942, la reine Wilhelmine prononçait un discours historique à la radio elle promit une plus grande autonomie aux colonies après la guerre. […] Lire la suitePOLYNÉSIE FRANÇAISEÉcrit par Jean-Christophe GAY • 4 651 mots • 5 médias La fin de la colonie et le statut de TOM À la fin de la Seconde Guerre mondiale, on estime que la colonie compte 21 000 citoyens et 19 000 sujets ressortissant d’un statut personnel ». Cette distinction entre des citoyens soumis au Code civil et des sujets relevant d’un statut plus ou moins codifié disparaît en 1945, avec l’accès à la pleine citoyenneté française de tous ses habitants. […] Lire la suiteGERMANIEÉcrit par Raymond CHEVALLIER • 2 733 mots • 2 médias La basilique de Constantin, restaurée après la Seconde Guerre mondiale, est une des plus belles réussites de ce type d'architecture. L'actuelle cathédrale et la Liebfrauenkirche s'appuient sur les fondations de deux autres basiliques chrétiennes. La porte Noire, flanquée de deux tours semi-circulaires, à deux arches et double étage de galeries, date probablement des Sévères. […] Lire la suiteALFVÉN HUGO 1872-1960Écrit par Michel VINCENT • 729 mots • 1 média Après la secousse de la Première Guerre mondiale, la Quatrième Symphonie dévoile une sensualité impressionniste sensée représenter, à travers l'affrontement de la mer et des rochers, l'amour entre deux êtres humains écrite pour soprano, ténor et orchestre, elle porte le sous-titre Från havsbandet » Depuis les contours de l'archipel. En 1931, la Dalarapsodi Rhapsodie de Dalécarlie, connue sous le nom de Rhapsodie suédoise no 3 porte l'empreinte du terroir et emprunte aux musiques traditionnelles comme le faisait déjà le ballet Bergakungen — Le Roi de la montagne — composé de 1916 à 1923. […] Lire la suiteARMÉE Typologie historiqueÉcrit par Paul DEVAUTOUR, Universalis • 12 926 mots • 21 médias – Le quatrième débute à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec l'application de l'énergie atomique à des fins militaires. À l'intérieur de chacun de ces âges, les armées présentent des caractères communsen dépit d'importants décalages, selon les civilisations. Premier âge militaire On ne peut s'imaginer l'aspect des hordes, dans les conflits primitifs, qu'en les rapprochant des manifestations guerrières des tribus, demeurées en retard de plusieurs millénaires sur la marche du monde, dans le Centre africain, en Insulinde, et telles que nous les présentent les ethnologues contemporains. […] Lire la suiteRENOIR JEANÉcrit par Joël MAGNY • 2 364 mots • 3 médias À la veille de la Seconde Guerre mondiale, La Règle du jeu se présente comme un drame gai » très librement inspiré de Marivaux et de Beaumarchais. Plutôt que de reprendre à son compte le schéma d'affrontement classe contre classe » cher aux marxistes, Renoir, convaincu du caractère inéluctable de la guerre, montre comment ceux qui constituent l'élite de la nation – aristocrates, grands bourgeois, industriels ou héros nationaux – dansent sur un volcan » selon l'expression de Charles X. […] Lire la suiteRAPATRIÉSÉcrit par Jean-Louis MIÈGE, Universalis • 8 394 mots • 7 médias Ces mesures, à contre-courant du mouvement international de décolonisation, accrurent la population européenne des territoires d'outre-mer dans la décennie suivante. Elle atteignit près d'un million de personnes à la fin de 1973 environ 300 000 au Mozambique, 560 000 en Angola, 6 000 en Guinée et quelque 75 000 militaires portugais pour l'ensemble des territoires. […] Lire la suiteOCÉANOGRAPHIEÉcrit par Patrick GEISTDOERFER • 10 052 mots • 11 médias Les recherches sur la propagation du son en mer durant la Première Guerre mondiale visent aussi à mettre au point un système de détection fiable des sous-marins, ce qui aboutira à l’utilisation des sonars durant la guerre suivante. Albert Ier, prince de Monaco, met ses yachts au service de scientifiques et effectue, entre 1885 et 1915, des campagnes de recherche en Méditerranée et dans l'Atlantique nord. […] Lire la suiteMISSIONS SOCIÉTÉS PROTESTANTES DEÉcrit par Bernard ROUSSEL • 1 140 mots Préparée par des conférences missionnaires au Bengale en 1855, au Japon en 1872, en Chine en 1877, par des unions entre Églises nouvelles, se refusant à refléter les divisions entre le protestantisme européen et le protestantisme anglo-saxon, et par des fusions entre les sociétés missionnaires elles-mêmes, la Conférence mondiale des missions, tenue à Édimbourg en 1910, marque une étape décisive et conduit à la constitution, en 1921, après la Première Guerre mondiale qui met à l'épreuve autant qu'elle fortifie la collaboration missionnaire, du Conseil international des missions. […] Lire la suiteJAPON Le territoire et les hommes GéographieÉcrit par Philippe PELLETIER • 13 280 mots • 7 médias Avec l'ajout de la surface terrestre, le Japon arrive ainsi au douzième rang mondial en surface totale, ce qui fait de lui non pas un petit mais un grand pays. Trois espaces surinsulaires » font encore l'objet d'un contentieux territorial avec les États voisins – l'archipel inhabité des Senkaku-shotō chinois Diaoyutai, au sud-ouest, contrôlé de facto par le Japon, contesté par la Chine République populaire et Taïwan ; – les îlots Takeshima coréen Tokto dans la mer du Japon mer de l'Est, contestés à la Corée du Sud et du Nord, actuellement habités par une famille et une garnison sud-coréennes ; – les îles, dites au Japon, des Territoires du Nord Hoppō ryōdo ou, en Russie, Kouriles du Sud, habitées par des populations russes que l'État soviétique entré en guerre contre le Japon a substituées à la population japonaise évacuée en 1945. […] Lire la suiteSONARÉcrit par Xavier LURTON • 4 172 mots • 1 média Historique Bien que la capacité de l'eau à propager des ondes sonores ait été observée depuis fort longtemps, l'exploitation pratique de cette potentialité, se heurtant à des contraintes technologiques difficiles, en est relativement récente. L'idée de détecter activement, en envoyant des signaux acoustiques, des obstacles à la navigation ou des cibles n'a été concrétisée qu'au début du xxe siècle, pendant la Première Guerre mondiale. […] Lire la suiteSCANDINAVIEÉcrit par Martin Edvard BLINDHEIM, Régis BOYER, Georges CHABOT, Lucien MUSSET, Nicole PÉRIN, Jean-Michel QUENARDEL • 22 005 mots • 11 médiasLes pays scandinaves se rassemblent au nord de l'Europe ; ils sont formés en grande partie par l'énorme péninsule scandinave, qui comprend la Suède et la Norvège et que prolonge au sud le Danemark. Des îles plus ou moins lointaines leur sont rattachées l'Islande qui constitue le quatrième État scandinave, le Svalbard dont l'archipel du Spitzberg et les Fär Ö ou Féroé qui dépendent respectivement de la Norvège et du Danemark. […] Lire la suiteVIETNAMÉcrit par Philippe DEVILLERS, Pierre-Bernard LAFONT, NGUYÊN TRÂN HUÂN, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Matthieu SALOMON, Stéphanie SOUHAITÉ, Christian TAILLARD, Universalis • 46 789 mots • 39 médias L'implantation française, puis la guerre, la révolution et les bouleversements économiques ont détruit cet ordonnancement millénaire qui a été remplacé en 1954, au nord du 17e parallèle, par une république démocratique qui donne la première place au parti, et, au Sud, par une république qui a laissé les militaires et ceux qui avaient su s'enrichir occuper le sommet de la hiérarchie sociale. […] Lire la suiteCORÉE LittératureÉcrit par Ogg LI, Marc ORANGE, Martine PROST • 9 648 mots Mais, déjà à la fin des années 1930, l'autorité japonaise reprit son contrôle sévère sur les écrivains dont plusieurs, jugés idéologiquement dangereux », furent arrêtés. La littérature coréenne devait être condamnée au silence jusqu'en 1945, année de la libération du pays, après trente-cinq ans de domination japonaise. La littérature de la Corée du Sud après 1945 Après la libération une littérature de division » Le Japon ayant perdu la Seconde Guerre mondiale, la Corée recouvrait sa liberté. […] Lire la suiteROTHKO MARK 1903-1970Écrit par Éric de CHASSEY • 2 616 mots Ces dernières expliquent sans doute qu'à partir de 1939, au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, l'artiste, qui a officiellement changé son nom en Rothko, transforme, assez brusquement, aussi bien ses thèmes que sa manière. L'iconographie des monstres et des chimères traitée en couleurs vives, les titres et les sujets en référence aux grands mythes de la tradition antique occidentale Antigone, 1939-1940, National Gallery of Art, Washington ; Le Taureau syrien, 1943, Allen Memorial Art Museum, Oberlin College, ne sont pas seulement des emprunts au surréalisme. […] Lire la suiteITALIE HistoireÉcrit par Michel BALARD, Paul GUICHONNET, Jean-Marie MARTIN, Jean-Louis MIÈGE, Paul PETIT • 27 498 mots • 42 médias Le ventennio fasciste 1925-1945 voit, après les succès de Mussolini, jusqu'en 1936, la germanisation » croissante du régime et sa subordination à l'Allemagne de Hitler. Précipitée dans la Seconde Guerre mondiale, l'Italie en sort vaincue, ruinée et reprend le chemin difficile d'un nouveau Risorgimento. L'Italie primitive L'Italie antique est assez mal connue. […] Lire la suiteALLEMAGNE Histoire Allemagne moderne et contemporaineÉcrit par Michel EUDE, Alfred GROSSER • 26 883 mots • 39 médiasOn ne saurait exagérer l'importance de la date de 1648 dans l'histoire de l'Allemagne. Non que les traités de Westphalie, en dépit d'une légende tenace, aient instauré un nouvel ordre européen » ils sont avant tout un règlement des questions allemandes à l'issue de la longue période – quelque 130 ans – de luttes religieuses et politiques qui séparent l'Allemagne médiévale de l'Allemagne moderne. […] Lire la suiteGUINÉE-BISSAUÉcrit par Francis SIMONIS • 3 633 mots • 4 médias Il est renversé par des militaires insurgés en mai 1999, après onze mois d’une guerre civile qui plonge le pays dans le chaos. La Guinée-Bissau connaît dès lors une instabilité politique permanente. Kumba Yala accède à la présidence de la République en janvier 2000, après que le PAIGC a perdu la majorité aux élections législatives de novembre 1999. […] Lire la suiteRUSSIE Le territoire et les hommes HistoireÉcrit par Michel LESAGE, Roger PORTAL • 20 238 mots • 28 médias Le siècle des Lumières a été, pour la Russie, un grand siècle. La guerre, favorisée par les progrès de l'industrie métallurgique et de l'organisation militaire dont Pierre le Grand a posé ses premières bases, a permis à la Russie d'accéder à la Baltique et à la mer Noire, et de devenir une puissance maritime. Les succès de la guerre du Nord contre la Suède victoire de Poltava, 1709 incorporent, par la paix de Nystad 1721, une grande partie des pays baltes Estonie, Lettonie et de la Carélie à l'État russe. […] Lire la suiteNORD-PAS-DE-CALAISÉcrit par Pierre-Jean THUMERELLE • 4 708 mots • 3 médias ; plaine argileuse de Flandre intérieure entre 20 et 50 m d'altitude coupée par l'alignement des monts de Flandre, qui culminent vers 160 mètres ; plaine maritime poldérisée, localement au-dessous du niveau moyen de la mer... Au sud et à l'ouest, le rebord de l'Artois, un talus continu de faible dénivelé – mais un des enjeux stratégiques les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale – sépare la plaine de ce qu'il est convenu d'appeler un haut pays, bien qu'il ne dépasse jamais 190 mètres. […] Lire la suiteLANDAU LEV DAVIDOVITCH 1908-1968Écrit par Yakov SMORODINSKI • 2 087 mots • 2 médias De retour à Moscou, il donne un cours de physique théorique à l'École supérieure physico-technique. Cet établissement, fondé dès la fin de la guerre, va former les meilleurs physiciens de la génération d'après-guerre. Pendant un certain temps, Lev Landau enseigne également à l'université d'État de Moscou. La période moscovite est féconde. Un nombre considérable d'élèves suivent ses cours. […] Lire la suiteLAWRENCE THOMAS EDWARD 1888-1935Écrit par ETIEMBLE, Robert MANTRAN • 2 524 mots • 2 médiasThomas Edward Lawrence est essentiellement connu pour son action auprès des tribus arabes pendant la Première Guerre mondiale, ce qui fit de lui un héros presque légendaire et lui valut le surnom de Lawrence d' a-t-il été réellement le grand personnage que la littérature et le cinéma ont célébré ? A-t-il été le meneur de jeu des Anglais auprès des Arabes durant la Première Guerre mondiale ? Ses biographes anglais, tout en célébrant ses exploits, ont généralement eu tendance à réduire son rôle politique et militaire pour n'en faire qu'un conseiller » de Fayçal et de Hussein. […] Lire la suiteARCTIQUE géopolitiqueÉcrit par François CARRÉ • 6 852 mots • 2 médias Malgré des passages exceptionnels de navires américains pendant la Seconde Guerre mondiale pour soutenir l'URSS, les Soviétiques avaient toujours considéré que la route maritime du Nord était une ligne intérieure de cabotage, allant même jusqu'à affirmer que les mers bordières, de la mer de Kara à celle de Sibérie orientale, étaient des golfes ou des mers historiques » de l'URSS, comme la baie d'Hudson au Canada. […] Lire la suiteHAWAIIÉcrit par Christian HUETZ DE LEMPS • 5 887 mots • 6 médias La Seconde Guerre mondiale et l'accession au rang d'État La situation stratégique des Hawaii dans le Pacifique nord, reconnue depuis longtemps, avait amené les États-Unis à faire de Pearl Harbor, à l'ouest d'Honolulu dans l'île d'Oahu, la base navale essentielle pour la flotte du Pacifique. C'est donc tout naturellement là que les Japonais choisirent de frapper à l'aube du 7 décembre 1941. […] Lire la suiteCHINE Politique étrangère contemporaineÉcrit par Jean-Pierre CABESTAN • 7 669 mots • 6 médiasDe fait, pour la première fois depuis la première guerre de l'opium 1840, la Chine pèse à nouveau de matière déterminante dans les affaires mondiales elle est devenue en 2010 la deuxième puissance économique mondiale, devant le Japon et, si sa croissance se poursuit à ce rythme, elle devrait dépasser les États-Unis aux alentours de 2030, voire de 2020 si ces derniers peinent à sortir de la crise. […] Lire la suiteRECHERCHE SCIENTIFIQUEÉcrit par Pierre PAPON • 9 229 mots • 6 médias Pendant la Première Guerre mondiale, la science avait été mobilisée au profit de l'effort de guerre dans les pays belligérants les armes chimiques furent mises au point à cette occasion, et après la guerre, un long débat sur les modalités institutionnelles d'organisation de la recherche s'instaura en France. Un Office national des recherches scientifiques fut d'abord créé, puis une Caisse nationale de la recherche scientifique, en 1935, mais l'événement décisif fut la fondation, en octobre 1939, quelques semaines après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, du Centre national de la recherche scientifique C. […] Lire la suite
Longtemps, ici, le silence a prévalu. On a même tenté d’oublier le malheur était si grand, les mots si faibles pour le dire. » J. C. A Georges Federmann Le mystère de la chambre 11 Ou Cent soixante huit quartiers Gérard Streiff Des corps dans tous leurs états ? Je peux dire que j’en ai vus, dans ma vie. Professionnelle, s’entend. Des corps de toutes les couleurs aussi et de gabarits les plus divers, la boulotte et l’échalas, la géante et l’étriqué. Et dans les circonstances les plus alambiquées des suicidés imaginatifs, des trucidés insolites, de drôles d’accidentés, des morts laides et des chairs en putréfaction. Non, ce n’est pas ce qui manque, dans une carrière de médecin légiste. J’ai le privilège d’être un vieux monsieur et donc d’avoir recensé des farandoles de cadavres, des processions de macchabées, des défilés de dépouilles. Pourtant, mon expérience la plus forte, la plus terrible peut-être, demeure ma toute première expertise. Celle-là, je peux dire qu’elle m’a blindé à jamais. C’était peu après la Libération. J’avais 25 ans. J’étais interne en anatomie au Val de Grâce, dans le service du docteur Becdelièvre. Durant l’été 1945, Paris était libéré depuis un an déjà, le professeur me demanda Cesare ! ». Je m’appelle Cesare Battisti, fils d’émigrés politiques italiens. Cesare, veux-tu m’accompagner à Strasbourg ? ». Le problème, c’est qu’il s’agissait de partir sur le champ. Et assurer son secrétariat. Il venait d’être invité par la justice militaire à diriger un groupe d’experts, trois éminents médecins légistes, chargés de donner leur avis sur une affaire délicate », me dit-il. Un déplacement de plusieurs jours, peut-être plus. Lui qui ne quittait jamais son service plus de vingt-quatre heures, même le week-end, il fallait que l’enjeu soit drôlement sérieux pour l’entraîner dans un tel périple. Il s’attendait à un travail intensif et semblait vraiment compter sur moi. Flatté, j’acceptais évidemment sa proposition, même si ce voyage m’éloignait d’une superbe auxiliaire canadienne tout juste rencontrée à Paris, Madeleine je ne sais plus quoi, attirante et attirée. Becdelièvre demeura évasif sur l’objet précis de notre séjour ; peut-être que lui-même en savait peu de choses. Mais, après ses échanges téléphoniques avec l’autorité militaire, je le sentais, lui d’ordinaire si impavide, inhabituellement intrigué. Si je n’ai gardé aucun souvenir de notre voyage, en train de nuit, je me rappelle qu’une voiture nous attendait en gare de Strasbourg, une traction avant noire, portant une immatriculation hors-norme, TM10 », qu’on me traduira plus tard comme Tribunal militaire de la 10e région ». Elle nous conduisit au GQG », c’est tout ce qu’accepta de nous dire le chauffeur, un taiseux. On se retrouva en fait dans une caserne du centre ville. Là, nous avons fait la connaissance du juge d’instruction Cadin, qui suivait l’affaire depuis le début, et des deux autres professeurs, MM. Fourmonin et Sicade. Lors d’un petit déjeuner de travail, Cadin nous en dit…le minimum ; soit disant qu’il ne voulait pas influencer notre jugement et qu’il attendait beaucoup de nos investigations ; il rappela très sommairement quelques données en 1940, les Allemands avaient annexé la région ; ils avaient tout germanisé, notamment l’université, et sa fac de médecine en particulier. Quatre ans plus tard, aux lendemains de la libération de la capitale alsacienne, un émissaire de l’armée de Leclerc avait visité l’Institut d’anatomie ; il était tombé, dans les caves, sur ce que le juge appela le mystère de la chambre 11 ». Ce qu’on y découvrit était suffisamment grave pour alerter la justice militaire. Cadin, depuis six mois, avait eu le temps de mener son enquête, de se faire une opinion mais il n’entendait conclure et boucler son dossier qu’après avoir reçu un rapport aussi complet que possible des trois experts réquisitionnés. Puis le juge en personne nous conduisit, le trio et moi dans les valises de Becdelièvre, à l’Institut en question. L’accès principal était fermé, il portait d’ailleurs des scellés, et Cadin nous invita à emprunter une entrée annexe. On a commencé par arpenter les bureaux. Installés sur deux étages, ils étaient dans un grand désordre, armoires ouvertes, bureaux renversés, fauteuils brisés ; aux dires du juge, les lieux étaient exactement dans l’état où les avaient laissés les Allemands. L’air y était moite. Il faisait nettement plus frais au sous-sol. Là, alors que j’avais cru les locaux déserts, nous est apparu, sans crier gare, un personnage taciturne, la démarche traînante. Une tête de chien battu, inclinée sur la droite, des yeux exophtalmiques, il portait une longue blouse grise, la même tout au long de notre séjour. Garçon de salle Louispaul » dit-il d’une voix sombre. Il se présentait à nous sur un mode un peu militaire. Un curieux nom ! » me dis-je. Je crus avoir mal entendu, ou déformé son prénom, mais Cadin confirma qu’il s’appelait bien ainsi. Le type n’avait pas d’âge, disons entre quarante et soixante ans ; il parlait peu. C’était le deuxième taiseux de la matinée et déjà je ne m’étonnais plus. Louispaul, Alsacien, était le seul employé qui restait de l’équipe du temps de l’annexion, mais lui-même était entré dans le service en 1932. Autant dire qu’il faisait partie du décor. Les autres avaient fui, ou se trouvaient en prison ; lui, pour des raisons indéterminées, continuait son service. Quand nous étions entre nous, Becdelièvre, qui avait la manie des surnoms il m’appelait volontiers Gramcsi le dénomma Quasimodo. On a donc arpenté la cave de l’institut derrière Quasimodo. Ce sous-sol formait un long et large couloir carrelé, parcouru par une enfilade de néons, un monde blanc et glaçant ; de chaque côté du corridor, on dénombrait six portes, de grosses portes en bois munies de clenches chromées, comme celles de frigidaires géants ; ces portes donnaient sur autant de chambres. Elles avaient l’air d’être vides. On arriva à la chambre 11. Une odeur âcre, épaisse pourrait-on dire, nous accueillit. La pièce comportait trois cuves et ces cuves étaient pleines de corps, nus, baignant dans un bain de formol. On les à découverts en novembre 1944, commenta Cadin. On ne savait pas alors d’où venaient ces personnes, nous n’avions retrouvé à leur propos aucune trace, aucune indication. » Une pièce voisine avait abrité pendant l’occupation des Russes ; il s’agissait de prisonniers morts de tuberculose au camp de Mutzig, et transportés ici pour servir de cobayes aux étudiants allemands durant leurs travaux pratiques. Pour les Russes, on a des archives. Mais ici, mystère !? ». Sur ce, Cadin nous quitta, non sans redire qu’il attendait notre inventaire minutieux de tout ce qui se trouverait dans cette chambre. On ne devait le revoir que le jour de notre départ. On a commencé par autopsier les corps, dix sept cadavres. Cela nous prit plusieurs jours, même si les résultats des analyses étaient, chaque fois, sensiblement les mêmes. Ces personnes, quatorze hommes, trois femmes, étaient en relative bonne santé ; elles étaient plutôt bien nourries ; aucune d’entre elles ne présentait des signes de maladie ; mais on relevait de nombreuses traces de coups, de brûlures, des hématomes multiples sur le dos, les épaules, les fesses, la tête parfois. Tous avaient une large incision dans le fémur celle-ci avait du être effectuée sur le cadavre, à l’Institut même, afin d’injecter dans le corps un liquide conservateur. Les hommes avaient le crâne rasée, les femmes portaient des cheveux de 2 ou 3 centimètres. Tous les hommes étaient circoncis. Quelques uns portaient sur le bras gauche un matricule tatoué, surmonté d’un triangle. Chez les autres, au même endroit, on distinguait la trace d’une exérèse, comme si on avait retiré la peau pour enlever ces marques. Ces hôtes de la chambre 11 avaient un visage au teint terreux ; les dents étaient serrées sur la langue ; du sang coagulé s’accumulait dans la bouche. L’examen intérieur des corps confirmait qu’ils ne présentaient aucun signe de maladie ; simplement on relevait dans les poumons les mêmes lésions d’œdème pulmonaire aigu. Il ne s’agissait donc pas de malades mais de personnes gazées ; elles offraient en effet tous les symptômes de gens étouffés au gaz cyandrique, utilisé dans les camps nazis. Il s’agissait plus justement de juifs gazés. Quasimodo assistait à ce travail d’expertise mais il restait un peu en retrait. Les deux premiers jours, il demeura totalement muet. Puis il se mit à s’exprimer, par à-coups. Une phrase courte, un long silence, une phrase courte. Il nous dit que ces corps étaient arrivés, en trois livraisons, à la mi août 1943. En fin de nuit, vers les 7 heures du matin. Le transport était assuré par des SS, et entouré du plus grand secret. Les corps étaient encore chauds », dit-il. Pas moyen de savoir s’il parlait comme témoin ou acteur. Deux ans, donc, qu’ils étaient là. Louispaul assurait ignorer d’où provenaient ces gens. Becdelièvre rappela que dans leur intestin, on retrouvait systématiquement les restes d’un même repas, des épluchures de pommes de terre ; tout indiquait qu’ils avaient été tués peu après ce dernier repas. Si ce que disait Quasimodo était vrai leur réception en fin de nuit, il s’agissait de leur repas du soir ; l’exécution avait suivi puis le transport dans la nuit. Mais d’où venaient-ils ? Les camps en Allemagne étaient trop éloignés pour que des corps encore chauds » parviennent, à l’aube, à Strasbourg. Le professeur Sicade rappela l’existence du Struthof ; on aurait retrouvé, selon lui, dans ce camp de concentration, à soixante kilomètres de la capitale alsacienne, une chambre à gaz. On avait procédé à l’autopsie des corps au fur et à mesure qu’on les retirait des cuves ; il y avait là un tel empilement de cadavres qu’on s’attendait à en trouver au total pas loin d’une centaine. Mais au quatrième jour, alors qu’on venait de dégager un corps dans une des cuves, on s’aperçut qu’il s’agissait du dernier cadavre entier ; non pas que le reste de la cuve était vide mais elle était désormais remplie… de bouts de corps. On fit le même constat dans le second puis dans le dernier bassin chaque fois qu’on y avait retiré le dernier corps complet, on découvrait un invraisemblable amoncellement de quartiers de cadavres. Le mot n’est pas beau, on croirait un terme de boucherie. Ceci dit, c’était une boucherie à laquelle on faisait face, la plus infâme des boucheries, un carnage. Il y avait là pêle-mêle des dizaines d’hommes-troncs ; des moitiés de cadavres constitués soit de thorax et de bras, mais sans têtes, soit des moitiés inférieures de corps, avec le bassin et les jambes. Ce puzzle macabre se compliqua encore car, dans les strates les plus profondes, on trouva des corps plus dépecés, des quarts d’homme si j’ose dire, essentiellement des membres. Cet émiettement, cette atomisation, cette dispersion nous laissèrent sans voix. Commença la deuxième partie de notre travail il nous fallut plusieurs jours pour transporter, déplacer, regrouper ces pauvres bouts d’hommes et de femmes, et pour permettre de comptabiliser 168 quartiers. On était en face de 34 membres supérieurs droits d’homme, de 27 membres supérieurs droits de femmes, de 34 membres supérieurs gauches d’hommes, de 8 membres supérieurs gauches de femmes, de 36 membres inférieurs droits d’hommes, de 23 membres inférieurs droits de femmes, de 37 membres inférieurs gauches d’hommes, de 26 membres inférieurs gauches de femmes. Et tous ces fragments représentaient au moins 27 corps de femmes et 37 corps d’hommes. Qu’est ce qui s’était passé dans cette chambre 11 ? Pourquoi avoir débité ces corps en morceaux ? Où étaient les têtes ? Et les viscères ? On retrouvait sur ces quartiers les mêmes observations que sur les corps entiers des traces de coups, des hommes circoncis, des matricules maintenus ou retirés sur le bras. On réussit cependant à identifier deux catégories de cadavres. La plus nombreuse était celle dont je viens de parler ; mais il y avait aussi quelques portions d’individus décharnés, sous-alimentés, ravagés, morts de pneumonie. Pourquoi cette différence ? Les médecins étaient perplexes. Quasimodo une nouvelle fois livra ses informations avec parcimonie. Il confirma que les corps avaient été découpés à la scie mécanique. Il parla de deux garçons de salle qui avaient passé des jours et des jours à cette besogne. Pourquoi ? Pour cacher ! » dit-il. Cacher les corps, cacher leur identité, tromper ceux qui les découvriraient. C’est pour cela qu’on avait coupé les têtes, jetées dans le crématorium municipal avec les viscères ; c’est pour cela qu’on s’était acharné à retirer les matricules ; et pour ajouter à la confusion, on avait mélangé ces corps avec des parties de cadavres décharnés, des Russes ! » Il fallait cacher l’horreur alors que l’avance alliée se confirmait et prit de vitesse les tueurs. Mais pourquoi toute cette manipulation ? cette machination ? cette accumulation de cadavres ? Pour le musée ! laissa encore tomber Quasimodo. – Le musée ? – Le musée du juif ! Le trio ne prêta guère attention au délire de Louispaul qui, par moments, avait l’air d’un vieux fou. Les médecins rédigèrent leurs conclusions, firent part de leur interprétation générale ; il me fallut presque une semaine pour taper, sous leur dictée, corriger, compléter, un rapport de quatre-vingt pages, transmis au juge d’instruction. Le jour de notre départ pour Paris, Cadin avait tenu à venir nous saluer à la gare, Becdelièvre et moi, et nous féliciter. Il venait de passer la nuit sur le rapport ; il en était très satisfait ; toutes nos observations confirmaient de manière magistrale, et autonome, ses propres investigations. La Faculté de médecine, du temps des Allemands, était tenue par les SS. Un certain August Hirt, et ses collègues Haagen et Bickenbach, y faisaient la loi, nazie, avec l’active complicité du recteur et du doyen. Hirt s’était mis en tête de faire de la fac un musée des sous race, des juifs, des commissaires judéo-bolchéviks, comme il disait, une collection de crânes qu’on viendrait visiter des quatre coins du Reich. Himmler était en total accord. Hirt dépêcha à Auschwittz un universitaire qui tria et ramena 87 otages. Ceux-ci furent exécutés au Struthof et conservés dans les caves de l’Institut. Mais les médecins hitlériens n’ont pas eu le temps de mener à bien leur projet ; devant l’arrivée de Leclerc, ils ont paniqué. D’où le carnage, ou l’ultime phase du carnage, de la chambre 11. Je me souviens avoir quitté la région avec un certain soulagement ; je n’y suis jamais retourné. Les années suivantes, j’ai suivi de loin les développements de l’enquête du juge Cadin. Il obtint la tenue, en 1952, à Metz, du procès des professeurs Haagen et Bickenbach Hirt s’était suicidé. Mais les accusés s’en sortirent plutôt bien ils furent à peine égratignés et vite libérés. Redevenus toubibs en Allemagne, ils y ont coulé des jours paisibles et sont morts dans leur lit. Plus tard, en lisant le Monde diplomatique, en 1993, j’entendis parler d’un autre scandale, ou d’un complément au scandale les corps de la chambre 11 auraient servi, après la guerre, aux étudiants en médecine pour apprendre à disséquer... De loin en loin, ce sous-sol revient dans mes cauchemars dans une fête foraine hideuse, je vois Quasimodo animer le stand des quartiers », déambuler de cuve en cuve, attirer le chaland. Au matin, j’ai toujours ce même goût épais et amer dans la bouche, un peu comme du formol… PS Cette nouvelle est inspirée d’événements survenus en Alsace durant l’annexion, et à peine dénoncés à la Libération. Les victimes du carnage évoqué ici n’ont eu droit à une plaque, donc à la reconnaissance officielle, …qu’au printemps 2005 !
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